Force universelle. Classique.
Adolescente, j’aimais cette pièce. Je me plus à travailler un peu le rôle de Bérénice en art dramatique. Quel cheminement m’a incitée à la relire ? A chaque lecteur le sien. Mais Titus et Bérénice sont de si belles personnes (de si beaux personnages) dont la fonction impériale et l’origine non romaine vont briser l’amour de deux individus.
« Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous, seigneur, que tout des mers me séparent de vous ? » « Vous êtes Empereur, Seigneur, et vous pleurez. »
Impression de JVDZ
03 décembre 2009
RACINE (Jean) - Bérénice
Force universelle. Classique.
Adolescente, j’aimais cette pièce. Je me plus à travailler un peu le rôle de Bérénice en art dramatique. Quel cheminement m’a incitée à la relire ? A chaque lecteur le sien. Mais Titus et Bérénice sont de si belles personnes (de si beaux personnages) dont la fonction impériale et l’origine non romaine vont briser l’amour de deux individus.
« Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous, seigneur, que tout des mers me séparent de vous ? » « Vous êtes Empereur, Seigneur, et vous pleurez. »
Impression de JVDZ
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R
LARSSON (Stieg) - Millenium
Attention ! DANGER !
Se lancer dans le 1er tome («Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes»), c’est mettre le doigt dans l’engrenage, c’est tomber irrémédiablement dans le piège tendu par un auteur à l’imagination riche, maître de la psychologie de ses personnages… et de ses lecteurs. Impossible d’abandonner en chemin Mikaël Blomkvist, journaliste à «Millenium», une revue d’investigations socio-économiques et Lisbeth Sander, hacker de génie dans leur enquête haletante.
J’avoue avoir ressenti un faible pour le deuxième volume («La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette»), qui évite les lenteurs du démarrage en reprenant sans transition le fil de l’histoire.
Dans «La reine dans le palais des courants d’air», c’est Lisbeth qui est au cœur d’une aventure judico-politique aux détours desquels le lecteur entrevoit les méandres sataniques d’une démocratie réputée modèle.
Il s’avère difficile de devoir quitter définitivement l’enquêteur séduisant pourfendeur d’injustices et la réincarnation de « Fifi Brin d’Acier », mais l’auteur est décédé après avoir déposé son manuscrit. Un triple coup d’essai transformé en coup de maître.
Impressions de Danielle DE NEVE.
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L
DUBOIS (Jean-Paul) - Kennedy et moi
«Ou comment échapper à une déprime que vous traînez depuis des années sans plus vous sentir concerné par vos proches ni par votre travail d’écrivain »
« Hier, j’ai acheté un revolver »
Avec le passage récurrent de la 1ère à la 3ème personne, Jean-Paul Dubois nous emmène au plus intime des réflexions de Samuel Polaris, devenu étranger à sa propre vie, détaché de ses trois enfants et de leur bulle inaccessible.
On ne peut imaginer acteur plus convaincant que Pierre Bacri pour incarner ce scrogneugneu viscéralement dégoûté de ce qui l’entoure et de lui-même. Il ira jusqu’à mordre le dentiste célèbre qui a massacré sa mâchoire… et peut-être le sentiment d’une dignité à reconquérir l’a-t-il gagné à ce moment-là.
Il y a de l’autobiographie affleurant chez cet écrivain, du « parler-vrai », de authenticité dans l’analyse de l’évolution de nos rapports en société.
A la lecture de ses livres, une complicité s’installe entre l’auteur et son lecteur dans la mise en cause des parvenus, des hypocrites, tous ces mauvais acteurs de la « contre-vie » contemporaine.
Impression de Danielle De Neve.
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D
ROSNAY (Tatiana de) - Le voisin
Un curieux voisin trouble la vie tranquille d’une famille paisible.
Colombe est une jeune mère sans histoire, effacée et discrète. Après un déménagement, son voisin du dessus lui rend les nuits impossibles, déclenchant une facette de sa personnalité jusque là insoupçonnée.
On rentre tout de suite dans cette histoire,on émet différentes suppositions sur l’auteur des troubles . Par manque de sommeil, on peut entrer dans l’irréalité et le cauchemar prend de l’amplitude .
J’aime la façon d’écrire de Tatiana de Rosnay . Elle a l’art de faire monter la tension et il est impossible de déposer le livre sans l’avoir terminé .
Impression de Chantal Denis
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DECOIN (Didier) - Est-ce ainsi que les femme meurent ?
Le titre interpelle : il fait pendant à un poème de Louis Aragon : « Est-ce que les hommes vivent? »
New york 1964 : Kitty Genovese, jeune femme de 29 ans, est retrouvée assassinée de nombreux coups de couteau dans le hall de son immeuble. Ce qui ne serait qu'un banal fait-divers de plus dans ce quartier du Queens, va faire la une durant de nombreux mois lorsqu'on apprend que son martyre a duré plus de 30 minutes et que et que 38 personnes ont été témoins de la scène sans réagir.
Fait-divers réel, Kitty Genovese a tristement donné son nom en psychanalyse: « face à une situation d'urgence, plus les témoins sont nombreux, moins ils auront tendance à intervenir ».
Comme toujours, superbe écriture de Didier Decoin (je suis fan), ce récit interpelle: qu'aurions-nous fait? Qui est le plus coupable? L'assassin ou l'indifférent?
Petite anecdote: depuis lors, le n°911 d'appel d'urgence des secours a été crée aux USA. Impression de Nadine Durant
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